C’était un mardi, il y a trois semaines. Je rentrais du marché avec mes sacs, le soleil tapait fort sur les toits de Cahors, et j’ai posé tout ça sur la table de la cuisine sans rien déballer. Je me suis assise. J’ai regardé le mur en face de moi. Et j’ai pensé : il manque quelqu’un ici.
Pas quelqu’un pour rester. Quelqu’un pour remplir une après-midi entière. Quelqu’un qui arrive, qui sait ce qu’il veut, qui me regarde vraiment.
Je m’appelle Rachel. J’ai 30 ans, des cheveux noirs, une peau métissée que j’aime beaucoup, un corps ordinaire qui a appris à ne plus s’excuser d’exister. On me dit parfois que j’ai une énergie de femme plus âgée, cette façon d’être directe, d’aller au fond des choses sans tourner autour. Peut-être. Je ne sais pas si c’est l’âge ou juste la façon dont j’ai vécu.
Ce que je cherche ressemble à ça : un homme arrive en début d’après-midi. On se parle un peu, debout dans le couloir ou autour d’un verre, et très vite on sait tous les deux où ça va. Il n’y a pas besoin d’en faire plus. Juste cette tension-là, celle qui monte avant même qu’on se touche.
J’ai toujours été attirée par des hommes qui ont quelque chose de posé, de construit. Une rencontre femme 40 ans m’a un jour appris que l’assurance n’a rien à voir avec l’arrogance. Que prendre son temps sur un corps, c’est un choix, pas une hésitation. J’ai gardé ça.
Je veux un homme qui sait conduire une après-midi. Qui n’a pas besoin qu’on lui explique comment regarder une femme. Qui repart quand le soleil commence à baisser, et qui laisse derrière lui l’impression d’avoir vraiment eu lieu.
Si tu te reconnais dans ce que tu viens de lire, écris-moi. Dis-moi une chose concrète, une image, une envie précise. Je réponds à ceux qui semblent avoir réfléchi avant d’écrire.
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