Ce soir j’ai envie de m’asseoir en face de quelqu’un qui sait tenir une conversation. Pas d’un fantôme qui disparaît après trois messages, pas d’un homme qui confond vitesse et précipitation. Juste un dîner, un vrai, avec du vin et du temps.
Je m’appelle Vivienne. Quarante-trois ans, blonde, fine, et je sais exactement ce que je veux depuis longtemps. Je vis à Castres et j’ai une table de libre un soir de semaine. Ce que j’en fais dépend de qui se présente.
Je ne suis pas une femme seule envie de sexe qui tourne en rond sur les applis. Je suis une femme qui a choisi de rester libre, qui mange bien, dort bien, et qui n’a pas besoin qu’on la sauve. Mais l’envie d’un homme présent, attentif, capable de regarder dans les yeux sans consulter son téléphone toutes les cinq minutes, cette envie-là est très réelle.
Un restaurant. Une bouteille. La suite appartient à la soirée. — plan cul Castres.
Je réponds aux hommes qui écrivent correctement. Pas aux copier-coller, pas aux photos envoyées sans demander. Si tu lis encore ces lignes c’est que tu n’es pas pressé, et ça commence bien.