Il y a des soirs où Rochefort sent le sel et le vide en même temps, et je reste là sur mon canapé à me souvenir de ce que c’était d’avoir quelqu’un qui me regardait vraiment.
Pas un regard qui traverse, pas un regard qui calcule. Un regard qui s’attarde. Je crois que c’est ça qui me manque le plus. Cette impression d’exister dans les yeux d’un homme.
J’ai trente-deux ans, des cheveux roux qui tirent vers le cuivre selon la lumière, un corps généreux que j’ai longtemps appris à apprivoiser et que j’offre maintenant sans honte à qui sait le recevoir. Je suis ce qu’on appelle une pulpeuse, et j’ai arrêté de m’en excuser.
Avant, j’avais quelqu’un. On se retrouvait sans se donner rendez-vous, on inventait des après-midis entiers, on riait pour des raisons qu’on avait oubliées le lendemain. Cette légèreté-là, je ne sais plus où elle est allée.
Alors je cherche. Une rencontre femme seule à homme seul, honnête, sans la comédie du profil parfait. Un homme qui n’a pas peur du désir, ni du mien ni du sien. Quelqu’un avec qui le flirt peut aller où il veut, sans qu’on compte les points ou qu’on vérifie les règles.
Je ne suis pas urgente par désespoir. Je suis urgente parce que j’ai trop attendu déjà, et que la nostalgie ça réchauffe mal un lit.
Si tu lis ça et que quelque chose en toi reconnaît quelque chose en moi, écris-moi. Je répondrai.
Claudéline
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