Bon. J’ai regardé l’horloge de la Grande Saline de Dole tellement de fois ce mois-ci qu’elle commence à me connaître par prénom. Voilà où j’en suis.
Quarante et un ans, célibataire à Dole, et j’ai officiellement épuisé ma réserve de patience. Elle était pourtant conséquente. Mais là, c’est fini. Je veux un homme maintenant, pas dans six mois, pas « quand ce sera le bon moment » — maintenant. Aujourd’hui. De préférence avant que cette foutue horloge fasse un tour de plus sans moi.
Je suis franche, un peu intense, pas du tout compliquée pour qui sait m’écouter. J’aime Dole, son canal, ses fromages, ses soirs qui sentent le Jura. Ce qu’il me manque, c’est juste quelqu’un à côté pour en profiter. Un vrai, un disponible, un qui répond aux messages. — .
Alors si tu es un homme célibataire dans la région de Dole, hétéro, curieux et vivant — je ne mords pas. Enfin, ça dépend. Écris-moi avant que je retourne interroger cette horloge.
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